Poésies, plaisir du verbe.
Amer désistement, j'insiste. Je m'incline des mois pour donner un peu d'écho à ma fureur ; vouloir le beurre et l'argent du beurre et, en désespoir de cause, amplifier la tempête pour en finir dans un semblant de songe inégal en soupirant mes décisions....
Il y avait des bouts de peau, des océans un peu partout. C'est à croire qu'il n'y avait que ça : la chair et les eaux. La mer, comme la peau n'est jamais calme, elle est toujours potentiellement en désir de mort ; la peau, tout aussi instable peut cependant...
Trépidante avancée, lumière glacée Gorge déployée, jupe d'émail Un regard se joue des spectateurs distants Furtif poison un moment, sommeillant dans l'opale Assassine l'envie que révèlent ses lèvres exquises. Qu'importe le paysage désolé ! Qu'importe...
Et succombe, L'arbre de l'étoffe asséchée La croupe pivoine d'envie, Désertée, insensible obscurité Délaissée sous l'argile pétrie. L'ambre du sein précoce Alerte sous l'épaisse écaille, Offerte, timide pétale Au coeur de l'humide plâtrage Exhalaison,...
Une bouffée d'azote, une chair chuintante, Le souffle perpétue l'arrogance, tapissant l'aven pantelant de son fluide âpre Et saumâtre. Corps accoutumé à tout, dope l'esprit de quintessences illusoires, bride tout Jugement latent. L'esprit obnubilé somatise,...
Dans son désir flexible... Dans son désir flexible d'éternité Un corps feint l'aumône Un corps précaire Le long de l'abîme Abîmé, usé, en devenir de n'être Un champ de chairs charriées, infirmes Imputant la honte aux cellules amères Alertes négligées...
A chaque respiration, le corps s'emplit, le corps tout entier s'absorbe, s'avale, s'ingère. Peu après, il s'expulse dans un cri de dépit intime rejetant son propre organisme essoufflé, distillant l'eau de sa propre existence infime. Pendant ce temps violable...
Parfois lorsque je meurs, je suis ce bout de barbaque digéré par les chiens, mais je n'aime pas mourir, et chaque fois que je meurs, je me réveille, et chaque fois que je me réveille, je meurs. L'inconscient, ça vous amuse tant que ça ? Dites-vous bien...
Tout n'était que désolation, la surface de toute chose n'apparaissait que partiellement tant la résine rougeâtre pénétrait dans les sillons des masses mouvantes. Des gémissements, des demi-sons, des demi-d'eux, des palpitations tentaient une vaine ascension...
Plus rien ne bouge, les couleurs s'estompent ; les modulations ont fait leur effet en appliquant sur son corps un rouge verdoyant. J'ai rêvé un instant que quelqu'un l'aimait et que d'un teint fébrile il se dessinait avec le pourpre de sa peau, comme...
Histoires de matières, matières synthétiques, matières d' «esprit », froides matières viscérales. Une présence augmente de ces étirements d'intestins sur des morceaux de métal chromé, avec de grands papillons de velours noirs qui ventilent de leur beauté...
Nous sommes en phase d'auto-destruction. On se souviendra de l'homme comme Instrument-Auteur-Acteur-Réalisateur-Metteur en scène de sa propre extinction. Quoiqu'il advienne, la Vie trouvera toujours un moyen de se frayer un chemin à la surface de cette...
J'ai accouché d'un monstre. un monstre incontrôlable. un livre. Je ne sais pas encore si je vais le reconnaître. Il y a deux sortes de livre. La premier que l'on veut montrer à la terre entière en criant sa douleur de nouveau-né. Le prix de votre effort...
Des jambes qui n'en finissaient plus... la grue avait un parfum de graisse froide et de caisses en bois. Un bouquet de granit pendu à ses lèvres, une gaine fendue pendait encore à son cou, elle dérivait à l'avant du quai comme un marin trop imbibé, comme...
Un jour un ami m'a fait part de son ressenti sur mes textes et mes tableaux, je souhaitais vous le faire partager. Merci Olivier "il y a deux usages dans une œuvre : son sens et sa beauté. Son sens appartient à l'artiste, sa beauté à tout le monde, c'est...
Et encore merci à tous les visiteurs ;-)
Pour ceux qui me connaissent pas, en attendant que ce blog soit à jour : http://www.seconde-peau.com
tous les dégoûts sont aussi dans la nature...
Dans la carresse du jour se cache le visible et l'invisible, le caché et le dévoilé, un voile tendre et soyeux se pose sur nos yeux...
... sur l'oreiller laissent des traces sur la joue.
Corps en berne Corps en fête... Corps en défaite En fait, le corps... ...encore imprégné de bandelettes, de bourrelets spongieux, de plissements harmonieux ; déhanché, il devient instable, malléable, bancale et, à la limite du finissable... ...Inanim...
1 - Ce qui pend se lie 2 - Ce qui baille se recoud 3 - Ce qui pèle sèche et choie 4 - Trempez-le tout dans la colle 5 - Mettez les poils, cheveux, où vous voulez 6 - Posez le tout dans une voiture fracturée 7 - Téléphonez à Dieu pour s'excuser du dér...
La part de l'autre est invérifiable...
La solitude c'est être mort-né dans la conscience d'autrui. Un combat déloyal entre celui qui pense exister à travers l'autre et celui qui n'a pour seul objectif d'exister que pour soi...
La vague n'a pas idée de l'âme... La vague n'a pas idée de l'âme qu'elle chavire, qu'elle chamaille... La vague n'a pas idée de l'âme... La vague n'a pas idée de l'âme qu'elle salit La vague n'a pas idée de l'âme... La vague n'a pas idée qu'elle sale...