Histoires de matières, matières synthétiques, matières d' «esprit », froides matières viscérales.
Une présence augmente de ces étirements d'intestins sur des morceaux de métal chromé, avec de grands papillons de velours noirs qui ventilent de leur beauté cet horrible hachoir à chair.
Des poumons électriques, chahut médical, le corps en survie suspendu au-dessus d'un abîme merveilleux, et les complaintes environnantes résonnent comme des cymbales cassées.
Des mues. Le chant des corps en dégel vont-ils hiberner de nouveau ? Chair arrachée au vide, vide arraché à la chair : diagnostic d'une crécelle dans un vent à décorner les boeufs.
Dans les herbes folles : un grand coup de peigne, une prise d'empreinte sur tout ce qui reste de charnel, du plus parfumé possible, avec encore un peu plus de petits bouts de chair, d'évocations du
genre : « qui se comprend par la peau et pas par la cervelle » !
rrachons ce bas ! Qu'il coulisse ! Ramassons quelques peaux mortes, ouvrons les yeux d'un regard emprunté, un cheveux d'ange pour seul guide.
Traversons 1' abîme.