Il est des nuits où le temps s'efface, où l'odeur s'entasse de parfums divers serrant le souvenir de l'ardeur de quelques émotions jetées pèle mêle, comme lorsque l'on récite sa leçon et que tout à
coup on improvise, un vertige, un déluge, une sottise, un refuge. Le corps laisse transpirer son âme ; la déroute suggère, on s'y perd, on s'y retrouve, on cherche désespérément une issue dans le
regard, dans ses propres yeux, et on aime se perdre finalement dans le dédale de l'imaginaire : prendre, dépendre, répandre, surprendre et s'étendre ; jucher, ordonner, déplaire, satisfaire et
larmoyer ; partir, s'enfuir, détruire et se retourner ; recoller, raccommoder, racoler et s'envenimer : aimer...