Poésies, plaisir du verbe.
Un jour un ami m'a fait part de son ressenti sur mes textes et mes tableaux, je souhaitais vous le faire partager.
Merci Olivier
"il y a deux usages dans une œuvre : son sens et sa beauté.
Son sens appartient à l'artiste, sa beauté à tout le monde, c'est donc dépasser son
droit que de ne pas la montrer.
Exquise exhibition de toiles où :
l'homme n'est qu'une femme à barbe
venu des rêves ou de Tarbes
avec ses gestes comme l'épée de Dieu
lancés pour nous crever les yeux
le fond ocre-rouge est un fauve en rut
qui ne manque jamais son but
moi qui ne suis qu'un nid de poussière
de lune et d'étoile polaire
je deviens ici le fils du Phénix
égaré dans une série X
peut-être n'y a-t-il pas d'ailleurs
d'ailleurs ailleurs n'est que peut-être
mais quand ici se tire ailleurs
ailleurs arrive ici peut-être
mais il n'y a pas de peut-être
il n'y a rien d'autre qu'ici
qui joue à être et à paraître
may be to be or not to be
d'ailleurs il n'y a pas de mais
mais c'est difficile à admettre
puisque je vois le jeu et le vrai
qui font l'esclave et le maître
dans cette expo sans rien chercher je trouve
au détour d'un instant
une euphorie de louve
un amour de Satan
là la vie est belle
quelque fois pour un rien
divine immortelle
dans le mal et le bien
ton cabinet de curiosités me plaît, le corps n'y est jamais innocent, c'est
toujours de mythologie érotiquement bouchère dont il est question. C'est
toujours l'objectivation de la chair, du corps, toujours le désir et la
jouissance, jouissance du mythe, jouissance de la reproduction, jouissance
virtuelle, jouissance simulacre. La réalité de la représentation cache le
réel dans un jeu jouir constamment dérobé. A quand le prochain hédonisme ?"