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Poésies, plaisir du verbe.

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vieux textes

Symphonie maladive

Je fonce, je titube, Afin de vomir la passion, Je m'enfonce, on m'intube, Prise entre deux sillons, Chantant à des mots d'amours Des requiem des aigreurs ; Seules les saisons courent, Seules par-dessus les coeurs, Vomissent sur leur bonheur, Un sol appauvri...

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D'un souffle court

D'un souffle court D'une rue déserte En remuant le passé On fait des découvertes D'un saltimbanque On fait une fenêtre Et d'un coupe-papier Une nuit d'amour D'un souffle par la fenêtre D'un cri d'un soir d'été Le coupe-passé, des livres, des secrets Une...

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Du minéral

Du minéral bon sang ! Du minéral. Attendre son heure C'est la guigne D'être la pierre Moulé du volcan Fouillé dans mille ans Vestige de rien Jamais retrouvé.

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Il est des nuits

Il est des nuits où le temps s'efface, où l'odeur s'entasse de parfums divers serrant le souvenir de l'ardeur de quelques émotions jetées pèle mêle, comme lorsque l'on récite sa leçon et que tout à coup on improvise, un vertige, un déluge, une sottise,...

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Acoustique

Acoustique d'une pluie sur un visage. Et l'ombre déchaînée du regard perce la pierre. Un corps alambiqué descend d'une croix de très grands papillons de velours noirs, voiles amovibles ventilant de leur beauté de larges intestins chromés. Et les paupières...

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La fêve

J'ai eu la fève, sans assurance Une mite sur l'oeil, J'ai eu la fève, s'est posée Sans ordonnance pour ce genre de malaise : Tu geins ou tu l'crève . « Fais ta pâte ! » Quand t'as vu ça tu dégèles ! « Crie un peu, ça soulage ! » Mais j'aimais bien avoir...

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D'une giclée d'émail

D'une giclée d'émail. D 'un perce oreille. Brume de sang sur un vitrail, un poisson d'argent. Soupirail. D'un flottement nonchalant entre la chair et l'os. Désouvré. Une prise au large. - Si l'on déplie un corps entièrement, quelle surface obtient-on...

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Alors...

J'ai laissé mes souffrances au vestiaire Laissé, n'ai fait que délaisser Autrefois. J'mettais ma coque, J'prenais l'écart, De l'assurance sans se soucier des escarres, Eparpillées, dépareillées, Sur l'oreiller, la nuit au bestiaire. Rangé nos oeufs, Protégé...

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De ces écorchés qui s'entoilent

La toile, la couture, la suture, ça suppure... Le jus souillé, le trop-plein de renfermé : ça devrait sentir le corps. Ces traces portent en leur sein une nature enfouie et universelle ; « la puanteur du sang humain me sourit, engendre les images »(1)...

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Parfois la vie...

. l'alchimie d'un corps qui s'éveille en sursis- J'ai vu dans la face sombre de la lune, la brasse secouée, l'oiseau bleuet de ma lucidité à l'épreuve, le flux et le reflux incessant du poids de l'ivresse que me procurent ces nuits insomniaques. Nuits...

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