. l'alchimie d'un corps qui s'éveille en sursis-
J'ai vu dans la face sombre de la lune, la brasse secouée, l'oiseau bleuet de ma lucidité à l'épreuve, le flux et le reflux incessant du poids de l'ivresse que me procurent ces nuits insomniaques.
Nuits cariées. Noirceur lymphatique. Errances imbriquées les unes aux autres qui délivrent leur brutalité, cascades d'informations disséminées dans les tiroirs de ma chair.
Chaque plaie ouverte est un recueil de souvenirs, à vif, chargés de leurs humeurs apparentes sur ma peau.
Je fais un noeud de mes nerfs asphyxiés
Je baille, je braille et j'écarquille les yeux sur les lances que forment mes deux mains tendues et pointant ce corps dépité par un sommeil émouvant.
J'ai relu les mauvaises lignes roides près de l'oeil et sur les mains. Elles s'insinuent de façons inégales, et depuis peu le long de ces soupirantes structures qui s'attachent à mes globes
immondes, et qui offrent à ces yeux éventés quelques ombres évidentes.
Je respire à fond et vomis, je lèche mes plaies.
.pas facile d'atteindre l'oeil.
Chaque événement extérieur à mon corps s'échoue en moi en particules dilatées, rétractées, bombardant ma rétine et la réduisant à une glaire sirupeuse.
Je savoure ma lente agonie, au bord de l'évanouissement, mais jamais ne s'attaque au ciel.
Plus de trace.