Poésies, plaisir du verbe.
Lorsque la mémoire s'épanche d'un scorpion, elle s'aveugle en se crevant. Si la goutte descend le long de la lame, elle hésite entre parcourir l'infini d'un labyrinthe ou remonter précisément là d'où elle vient. Par contre, si la mémoire produit de la...
Lire la suiteSentiment saigne solitude Sensation envenime esprit Insinue quiétude Poison sinue Espace isolé, pensée Sentiment implore solitude Eveille clarté Réflexion coupe-vie Netteté déroge habitude Esprit sort gouffre Chaleur règne apparence Limbe, abysse Extérieur...
Lire la suiteL'impulsion fut marquée d'un temps d'arrêt. Abyssale, la chute déployée, Amusée la muse muséifiée, Un sourire de verre empaqueté. Syndrome dudit culte et du non-dit Exulte, exécute la torpeur Du passé resurgit avec stupeur L'ombre : hécatombe de peaux...
Lire la suiteDanse macabre et dédain Deux joues se sabrent au tango S'éparpillent et s'inclinent Repos sur la gaze Déclinaison d'une blessure tissée d'huile Extrême onction L'intérieur voyage et même futile S'expose sans condition Aux regards déchirant les miroirs...
Lire la suiteComme émiettée, suspendue, la robe de chair, La trapéziste se rafraîchit des peaux cédées, D'un muscle affaibli. Harnaché sans perdre de sa dignitéU n masque questionne son relâchement, L'autel ; un songe absolu noirci, La diligente repue salue sa descente...
Lire la suiteLa persistance, la faconde L'exubérance distille, anorexique Clarté du jour ébahie, sous le soleil d'autrefois Dérive vers son intimité, Repli, déguisement amusant démesuré Tant elle s'absorbe d'elle-même, Renonce à la liberté, choisit de jouer, Lance...
Lire la suiteLe corps étendard Gesticule au passage du zéphyr Déploie sa musique Ensemence l'harmonie Le fruit luit l'obscure Sous les flammes Se gorge d'espérance Même illuminé discre A l'étage il s'expose A l'extase il compose La sublime dispose et régale Sa puissance...
Lire la suiteJ'articule l'aurore d'un dessin dépossédé de toute amertume, mais le sommeil du charbon assassine l'idée de départ. Le rêve du charbon est un néprosé qui cherche le chemin qu'il trace en écrivant des mots secs et sinueux et, sous un toit d'ombre et de...
Lire la suiteEt même l'ombre est hachurée, meurtrie. Des pas lourds et rythmés, tranchent le sol sec et docile ; un martèlement de lumières syncopées, éruptives, délibèrent sur le sort qu'elles réservent à cet amas de folie. Elles se jettent amoureusement sur les...
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