Poésies, plaisir du verbe.
Ce matin j'ai vu la pluie tomber sur mon visage, elle noyait mes yeux rougis, et le monde semblait avoir perdu toute consistance, déformé, divisé, et le monde de pleurer à la surface de tout ceux qui veulent le voir heureux... et le monde de crier sourd......
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Assis, je lisais dans le bus qui me ramenait chez moi.Une vieille dame braillait à mon oreille, en s'adressant à sa voisine, le cul de biais et la mine pâle. L'odeur de sa bouche parvint jusqu'à moi et me provoqua un haut le coeur. je ne pus m'empêcher...
Lire la suiteL'impatience bouscule la terre de ses envies, délaissée par les sels, le vent s'engouffre, la pluie résiste à la tentation de tout inonder... par plaisir... mars peut attendre... elle ne verra pas encore la vie. Sinon rien. Sinon rien qui puisse encore...
Lire la suiteLa vague n'a pas idée de l'âme... La vague n'a pas idée de l'âme qu'elle chavire, qu'elle chamaille... La vague n'a pas idée de l'âme... La vague n'a pas idée de l'âme qu'elle salit La vague n'a pas idée de l'âme... La vague n'a pas idée qu'elle sale...
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Je venais seulement de prendre conscience de mon état. Mes membres me faisaient atrocement souffrir. Je ne pouvais pas bouger. A peine respirer. Tout mon corps semblait tendu, comme si l'on m'avait passé à l'essorage. J'éprouvais un vertige semblable...
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Il rentrait chez lui ce soir. A la caserne. Bon toutou... Il franchissait la grille d'entrée prêtant à peine attention aux chiens de gardes avec leurs casques sur les yeux. L'un des deux n'avait pas eu le temps de se relever de la chaise sur laquelle...
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Ce médecin s'appelait Antoine. C'est le genre de type qui vous regardait avec une mine de chien battu, les poches sous ses yeux, les pupilles dilatées qui semblaient dire que le peu d'herbe qu'il avait sans sa poche valait bien ce que son patron s'envoyait...
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Phase 1. Ils ne sont pas venus prendre de mes nouvelles. Il sont venus un matin me chercher chez moi. Porte. Fauteuil roulant. Des mains, des mains qui me soulèvent, une légère pression dans le dos au départ du mouvement, quelques secondes mortes s'échappent...
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Je leur ai cédé mon corps. Je me suis bradé, prostitué, violé, vendu. J'ai signé leurs torchons. Je suis allé au bar et j'ai picolé. Je me suis saoulé à mort, histoire de bien me faire sentir que lorsque j'allais tout recracher c'était encore bien de...
Lire la suiteLa mer devant eux s'étend et derrière la voile qui les conduit au loin on peut apercevoir le canal qui se rétrécit. Les remous que la coque brasse lentement, les embruns - invités de passage portés par le vent - nettoient de mon visage cette vision étrange,...
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