Poésies, plaisir du verbe.
J'articule l'aurore d'un dessin dépossédé de toute amertume, mais le sommeil du charbon assassine l'idée de départ. Le rêve du charbon est un néprosé qui cherche le chemin qu'il trace en écrivant des mots secs et sinueux et, sous un toit d'ombre et de...
Lire la suitePar delà le corps, et au-delà De son intérieur, l'antre douloureux Personnifié par l'instinct
Lire la suiteParfois lorsque je meurs, je suis ce bout de barbaque digéré par les chiens, mais je n'aime pas mourir, et chaque fois que je meurs, je me réveille, et chaque fois que je me réveille, je meurs. L'inconscient, ça vous amuse tant que ça ? Dites-vous bien...
Lire la suiteTout n'était que désolation, la surface de toute chose n'apparaissait que partiellement tant la résine rougeâtre pénétrait dans les sillons des masses mouvantes. Des gémissements, des demi-sons, des demi-d'eux, des palpitations tentaient une vaine ascension...
Lire la suitePlus rien ne bouge, les couleurs s'estompent ; les modulations ont fait leur effet en appliquant sur son corps un rouge verdoyant. J'ai rêvé un instant que quelqu'un l'aimait et que d'un teint fébrile il se dessinait avec le pourpre de sa peau, comme...
Lire la suiteHistoires de matières, matières synthétiques, matières d' «esprit », froides matières viscérales. Une présence augmente de ces étirements d'intestins sur des morceaux de métal chromé, avec de grands papillons de velours noirs qui ventilent de leur beauté...
Lire la suiteNous sommes en phase d'auto-destruction. On se souviendra de l'homme comme Instrument-Auteur-Acteur-Réalisateur-Metteur en scène de sa propre extinction. Quoiqu'il advienne, la Vie trouvera toujours un moyen de se frayer un chemin à la surface de cette...
Lire la suiteJ'ai accouché d'un monstre. un monstre incontrôlable. un livre. Je ne sais pas encore si je vais le reconnaître. Il y a deux sortes de livre. La premier que l'on veut montrer à la terre entière en criant sa douleur de nouveau-né. Le prix de votre effort...
Lire la suiteDes jambes qui n'en finissaient plus... la grue avait un parfum de graisse froide et de caisses en bois. Un bouquet de granit pendu à ses lèvres, une gaine fendue pendait encore à son cou, elle dérivait à l'avant du quai comme un marin trop imbibé, comme...
Lire la suite