Poésies, plaisir du verbe.
Apprendre les sons que la chair sur la chair disperse...
J'écoute les comètes ; il est des sons qui s'affaissent. Un rien de volubile.
Une saison s'enfonce en l'autre, encore tiède.
L'effrontée me fait savoir que je ne suis pas un homme, et les autres de faire écho à ma souffrance... Je suis la possibilité d'un homme... vais-je éclore ?
Qui peut se voir distinctement, sans apparat ?
Je roule mon épiderme entre deux doigts et m'abstiens de tout commentaire. Qu'importe ce que je suis, c'est peut-être ce que je ne suis pas l'important.
Alors que toute ressemblance avec un personnage existant ou ayant existé serait totalement fortuite, il n'en reste pas moins qu'une trace de moi en tant qu'être humain tente tout de même d'exister avec persistance, sinon que serais-je ? Une simple part de l'univers déplié ou replié sur lui-même, qui sait ... une simple monnaie d'échange, un simple concept, une monade...
Je replie cette pensée sur elle-même afin de la rendre plus commode... je suis, je suis... top :
Je suis un concept largement peu utilisé dans notre société, plus communément utilisé dans le grand Est, ça dépend où on se situe, où on vous a rangé. Je suis une part du monde, un exercice de style du grand tout, d'un grand manitou. Un regard dans le métro, une feuille caressée par le vent, un semblant de vivant, une trainée de poudre, un silex, tranchant, coupant, rasant, tuant, excitant, agaçant, agacé, tué, rasé, coupé tranché... écorché.
Je suis, je suis, je suis...
Je suis le chemin qui me conduit à m'entreprendre, à m'apprendre, à m'entrouvrir.
Je suis.
Je suis l'incontournable étranger à mon propre corps...