Elle débite des parties de son corps. Parties vagabondes, l'esprit vagabonde dans ses rêves. Elle s'exhibe tant elle vibre. Tout en elle se crispe et se dissipe. Chaque partie est autonome et
travaille de concert avec une autre ; une autre, un antre, entre une autre, entre l'antre et l'autre. une autre fois, dérive, dévie, désire...abdique. Souvent les mailles se resserrent, filtrant la
lumière de son regard mosaïque. La déroute suggère une harmonie passagère de sa conduite sur laquelle elle se dilate, s'épanche, se répand de toute sa lumière et s'étend pour ne plus appartenir
qu'au fil de son image. Son image barbare, étrangère, étrange ménagère, range son corps. Elle dit oui, elle dit non, elle, elle, elle élève son propre corps en gestation, se met en boîte, se
compartimente, se fait naître, gère et digère. Automatiquellement (c'est sur, elle ment ), elle opère son déshabillage, si belle meurt de vie. Phonix, elle renaît de ses cendres, habitée de nerfs,
grosse de nerfs, grossesse nerveuse, elle se regarde pousser la jolie plante. Elle clignote à l'instant où elle s'immisce dans quelques tiroirs de sa chair. Si sa folie plante son dard, elle
s'agite, se réveille en l'autre et s'éteint ; si au contraire lucide, translucide elle agite les fils, poupée fragile, s'éparpille et s'envenime, l'autre se démonte à la minute où elle simule sa
naissance. Si toutefois, elle rougit, ce n'est pas de convulsions mais de répit, car confrontée, l'effrontée à ses belles aspirances elle ordonne son mariage de peaux. Des peaux cèdées d'elle-même,
la feuille de rose attend patiemment au regard des spectateurs marbrés, elle mue, elle se meurt, gorge déployée, Gorgone démasquée en attendant le chyle. La veine féconde et lunatique, stigmatisée
énigmatique son unique dessein est d'attendre que ne se tisse son tendre cocon. Habitée de ses lisses écailles, la cuirasse glisse, s'étire et se délecte de ses largesses, et dans un soupir
délictueux savoure sa récente déraison. Quoi de plus normal pour un vitrail que d'attendre la lumière dont l'étain constitue sa sève ? Un miroir d'étain, un vitrail éteint réfléchit sur son image.
Je n'en reviens toujours pas.